Quel cap pour la politique migratoire de la France: comme voulu par Emmanuel Macron, l’Assemblée nationale aborde lundi ce thème hautement sensible qui divise jusque dans la majorité, en attendant d’éventuelles décisions de l’exécutif.

French President Emmanuel Macron attends the ceremony marking the 73rd anniversary of the victory over Nazi Germany during WWII, in front of the Charles De Gaulle statue where laid flowers in Paris on May 8, 2018. – Victory Day marks the day of the formal German defeat in World War II. (Photo by Etienne LAURENT / POOL / AFP) (Photo credit should read ETIENNE LAURENT/AFP/Getty Images)

Le coup d’envoi de ce débat sans vote sera donné à 16H00 par le Premier ministre Edouard Philippe, suivi par Jean-Yves le Drian (Affaires étrangères), Christophe Castaner (Intérieur) et Agnès Buzyn (Santé).

Puis les orateurs des différentes groupes politiques, dont Marine Le Pen (RN) et Jean-Luc Mélénchon (LFI), prendront la parole pendant plus de deux heures et demie, avant les réponses des ministres.

Afin d’étayer la discussion, qui se poursuivra mercredi au Sénat, l’exécutif s’appuiera sur une synthèse transmise vendredi à la majorité, qui recense « 10 faits » sur la politique migratoire de la France et « 10 actions » menées par le gouvernement.

« Six axes de travail » vont être présentés dans l’hémicycle, dont une réflexion sur les prestations sociales accordées aux demandeurs d’asile, « pour faire en sorte que la France ne soit pas moins accueillante mais pas forcément plus attractive non plus », a indiqué Matignon.

Depuis plusieurs mois, le chef de l’Etat tente de mettre en avant ce thème, persuadé que la présidentielle de 2022 se jouera sur les sujets régaliens et qu’il se retrouvera à nouveau face à Marine Le Pen.

« On n’a pas le droit de ne pas s’y attaquer, de ne pas le voir », a-t-il lancé mi-septembre à la majorité.

Les propos d’Eric Zemmour le 28 septembre, assimilant les immigrés musulmans à des « colonisateurs » ont montré l’inflammabilité du sujet.

La justice a ouvert une enquête pour « provocation à la haine », mais des députés LR ont défendu sa « liberté d’expression ».

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