Lundi, le 7 octobre, l’Union européenne a mis en garde contre une offensive de la Turquie dans le nord-est de la Syrie, car « une reprise des hostilités saperait les efforts engagés pour une résolution de ce conflit », a déclaré lundi une porte-parole de la diplomatie européenne.

«Toute reprise des hostilités exacerbera les souffrances du peuple syrien, entraînera des déplacements de populations et sapera les efforts politiques engagés pour résoudre ce conflit», a expliqué Maja Kocijancic, porte-parole de Federica Mogherini. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont inscrit cette crise à l’ordre du jour de leur réunion lundi prochain à Luxembourg, a-t-elle annoncé.

«Nous exhortons à une cessation des hostilités pour garantir la protection des civils et l’accès des organisations humanitaires sur l’ensemble du territoire», a-t-elle ajouté. «Nous reconnaissons les inquiétudes légitimes de la Turquie pour sa sécurité, mais nous avons toujours dit que toute solution durable à ce conflit ne se réalisera pas par des moyens militaires», a-t-elle rappelé.

L’ONU a déclaré lundi «se préparer au pire» dans le nord de la Syrie après que les Etats-Unis ont annoncé qu’ils ne s’opposeraient pas à une offensive turque contre une milice kurde. «Nous ne savons ce qui va se passer (…) Nous nous préparons au pire», a déclaré le coordinateur humanitaire de l’ONU pour la Syrie, Panos Moumtzis, lors d’une conférence de presse à Genève.

Les troupes américaines déployées dans le nord de la Syrie ont débuté lundi leur retrait de secteurs proches de la frontière turque, ouvrant la voie à une offensive militaire turque contre les forces kurdes, pourtant alliées de Washington dans la lutte antidjihadiste. Ankara considère les forces kurdes des YPG comme «terroristes» en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

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