Le ministre de l’Intérieur a déploré lundi que la radicalisation de Mickaël Harpon, l’assaillant de la préfecture de police de Paris, n’ait pas donné lieu à des alertes «au bon niveau, au bon moment».

Il faut que le signalement de la radicalisation des individus puisse devenir automatique, a déclaré lundi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, dans un entretien accordé à France Inter.

«La première faille de notre système c’est qu’il n’y ait pas eu de signalement et surtout que celui-ci n’ait pas été automatique. (…) Je souhaite que toute alerte fasse l’objet d’un signalement automatique», a-t-il appuyé.

Ces propos interviennent après le meurtre, jeudi dernier, de quatre personnes à la préfecture de police de Paris par un homme soupçonné de radicalisation islamiste. L’instruction judiciaire a révélé qu’en 2015 le suspect, Mickaël H., s’était félicité de l’attentat contre Charlie Hebdo. Aucun signalement n’avait alors été effectué – une «anomalie», selon le ministre de l’Intérieur. Interrogé sur l’existence d’un réseau de soutien à l’auteur de l’attaque, il a répondu que rien ne permettait de «présumer que ce serait un système organisé avec une cellule organisée». Il a par ailleurs rappelé que 59 attentats ont été déjoués en France depuis 2013, dont trois depuis le début de l’année. «Aujourd’hui le risque terrorisme reste à un niveau élevé, voire très élevé», a-t-il encore souligné.

Invité à se prononcer sur son éventuelle démission, Christophe Castaner a déclaré qu’il ne se sentait pas «personnellement responsable» et que son départ du ministère de l’Intérieur n’était donc pas à l’ordre du jour.

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