Lors d’une perquisition au domicile de l’assaillant à Gonesse dans le Val-d’Oise, les enquêteurs ont découvert des informations inquiétantes sur une clef USB, révèlent Le Parisien et RTL.

 

Lors des perquisitions menées au domicile de Mickaël Harpon, qui a tué quatre fonctionnaires à la préfecture de police de Paris jeudi, les enquêteurs ont découvert un clef USB contenant des informations inquiétantes, révèlent nos confrères du Parisien et de RTL. Cette clef découverte au domicile de cet agent administratif, en poste au service informatique de la direction du renseignement de la préfecture, contiendrait « de nombreuses vidéos de décapitation de Daech ».

Plus inquiétant encore, Mickaël Harpon aurait « stocké sur le même périphérique USB des coordonnées et des données personnelles correspondant à plusieurs dizaines de ses collègues de la préfecture de police ».

« Un dysfonctionnement d’Etat »

D’après les premiers éléments de l’enquête, la radicalisation de Mickaël Harpon est survenue après son embauche à la préfecture de police en 2003 et les « signaux faibles », comme sa justification en juillet 2015 de l’attentat de Charlie Hebdo ou son changement de comportement avec les femmes n’ont fait l’objet que d’une discussion informelle, sans signalement écrit. « Un dysfonctionnement d’Etat », a dénoncé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

« On aurait au moins dû le mettre sous surveillance, et lui retirer son habilitation aux services de renseignement », estime auprès de l’AFP un ancien du GIGN sous le couvert de l’anonymat.

« Il n’y a pas toujours de signalement, car il y a parfois la peur d’être accusé de discrimination », explique David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa), qui réclame davantage de contrôles. Pour lui, « l’agent doit être contrôlé à n’importe quel moment pour éviter l’entrisme et se dire que rien n’est jamais acquis ».

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