Embourbé depuis 2016 dans une spirale de violence de plus en plus meurtrière, le Burkina Faso est devenu la proie des djihadistes. Malgré quelques succès rencontrés récemment par l’armée, les populations crient leur exaspération.

Le 16 septembre dernier, à Ouagadougou, la capitale burkinabé, la police a dispersé à l’aide de gaz lacrymogènes une marche de protestation à l’appel d’organisations syndicales et de la société civile dont la Confédération générale du travail (CGTB) et le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP).

Organisée pour coïncider avec la commémoration du quatrième anniversaire de la résistance au coup d’État de 2015, cette marche visait, selon ses organisateurs, à exiger du gouvernement «des actions efficaces de lutte contre le terrorisme ainsi que les exécutions sommaires et extrajudiciaires, et la justice en faveur des victimes d’exactions ainsi que pour le bien-être des populations».

Loin des revendications catégorielles habituelles, de telles marches expriment une exaspération croissante des Burkinabè. Ceux-ci sont fatigués de l’impuissance des autorités à mettre un terme aux attentats terroristes qui ont déjà fait des centaines de victimes tant du côté des forces de défense et de sécurité que des populations.

Etiquette: ; ;