Un journaliste vénézuélien a révélé que les États-Unis s’ingéraient en faveur du candidat de l’Argentine à devenir le prochain chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’organe de surveillance nucléaire de l’ONU.

Endo Andri, correspondant de la radio nationale vénézuélienne, a déclaré jeudi que l’ambassadeur de l’Argentine auprès de l’AIEA, Rafael Grossi, en concurrence avec trois autres candidats à la reprise de l’AIEA, pourrait avoir des liens directs avec le département d’Etat américain.

Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA, composé de 35 pays, compte nommer son nouveau chef ce mois-ci après le décès de son précédent directeur général, Yukiya Amano, en juillet. La personne nommée prendra ses fonctions d’ici le 1er janvier 2020.

Andri a déclaré qu’une alliance avait déjà été formée pour soutenir Grossi avant le vote de l’AIEA.

Il a également accusé l’espoir argentin de l’AIEA de transmettre des informations secrètes lors d’entretiens téléphoniques avec des représentants diplomatiques de certains États membres du groupe de surveillance nucléaire.

Ceux qui ont reçu cette information soutiennent actuellement la candidature de Grossi, a-t-il ajouté.

Le journaliste vénézuélien a ajouté que Grossi avait été approuvé par le président argentin Mauricio Macri, qui entretient des liens étroits avec le régime israélien.

En septembre, le secrétaire américain à l’Energie, Rick Perry, a souligné que M. Grossi « semblait être un candidat idéal » pour diriger l’AIEA.

« Cela ressemble à quelqu’un qui comprend toutes les complexités de ce monde dans lequel nous vivons », a-t-il souligné.

Les diplomates disent que le principal rival de Grossi est le Roumain Cornel Feruta, qui a succédé à la tête de l’AIEA.

Le nouveau directeur général de l’AIEA est confronté à des défis tels que l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont le sort reste incertain après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord multilatéral et l’échec de l’Europe à respecter ses engagements.

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