Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, propose une concertation sur la date de mise en œuvre de la réforme, selon Les Échos. Pour éviter des mobilisations sociales, le gouvernement étudie plusieurs scénarios pour retarder l’application du nouveau système des retraites.

Craignant de fortes mobilisations sociales, le gouvernement veut rouvrir les discussions sur la date de mise en œuvre de la réforme des retraites, relate Les Échos, mercredi 16 octobre.

À la base, c’est la génération née en 1963 qui devrait basculer la première dans le système de retraites universel que veut mettre en place Emmanuel Macron. Pourtant, il y a quelques exceptions: les assurés bénéficiant d’un départ anticipé à 57 ans, tels les policiers, ne basculeraient qu’à partir de la génération née en 1968 ainsi que ceux pouvant partir à 52 ans, comme les conducteurs de trains, à partir de la génération née en 1973.

Selon le quotidien, le gouvernement étudie comment retarder la mise en œuvre du nouveau système des retraites, au moins pour certaines catégories socioprofessionnelles très mobilisées.

Dans un document de travail distribué aux partenaires sociaux, dont Les Échos a reçu la copie, le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, rouvre la discussion sur les délais de mise en œuvre de la réforme des retraites.D’après Les Échos, deux autres pistes sont «soumises à la concertation»: repousser la bascule aux «générations postérieures», «voire appliquer la réforme aux nouveaux entrants sur le marché du travail». Ce dernier scénario pourrait permettre de repousser l’application de la réforme suffisamment loin pour que la majorité des personnes ne soient pas concernées. Une façon d’apaiser les syndicats de la RATP qui prévoit une grève illimitée le 5 décembre, et l’Unsa, qui plaide pour une compensation intégrale des perdants de la réforme pendant une quinzaine d’années.

Etiquette: ; ;