Le Chili est «en guerre», a affirmé dimanche le Président Sebastian Piñera, dont le pays est secoué depuis trois jours par des émeutes et des pillages qui ont fait sept morts, la pire explosion sociale depuis des décennies.

Pour la deuxième nuit consécutive, une mesure de couvre-feu a été décrétée à Santiago entre 19H00 et 06H00 locales (22H00-09H00 GMT), relate l’AFP. L’état d’urgence est également en vigueur dans plusieurs régions, incluant la capitale de 7 millions d’habitants. Il a été étendu dimanche soir à plusieurs grandes villes du sud et du nord du pays.

«Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne et qui est prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite», a déclaré le Président Piñera à la presse.

Le général Javier Iturriaga, chargé vendredi de la sécurité publique par le chef de l’État, a de son côté appelé les habitants à rester «calmes» et à ne pas sortir de chez eux.

Les émeutes se sont poursuivies dimanche. Des affrontements ont eu lieu entre manifestants et policiers dans l’après-midi dans le centre de Santiago, tandis que des pillages se déroulaient dans plusieurs endroits de la capitale. 1.500 personnes ont été arrêtées, selon la préfecture. 

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