«J’accuse», la reconstitution de l’affaire Dreyfus par Roman Polanski, sort en salles mercredi sur fond d’une nouvelle affaire de viol qui vise le réalisateur et embarrasse le cinéma français.

La promotion du film, récompensé par le Grand Prix du jury à Venise, a été ébranlée, les acteurs Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner ayant annulé des interviews télévisées tandis que des émissions enregistrées avec Louis Garrell n’ont pas été diffusées ces derniers jours, écrit l’AFP.

Quelques dizaines de féministes ont bloqué mardi soir une avant-première dans un cinéma parisien en scandant «Polanski violeur, cinémas coupables».

Elles brandissaient des pancartes sur lesquelles est écrit «Polanski persécute les femmes».

A la principale avant-première, aux Champs-Elysées, beaucoup d’invités ont dit «dissocier l’homme du réalisateur».

«Je viens voir le travail de l’homme, du réalisateur; je ne sais pas si ce dont on l’accuse est vrai ou pas vrai», a affirmé à l’AFP Seny Carette, estimant que les acteurs du film «n’ont rien fait pour qu’on pénalise leur travail».

Une autre invitée, Sophie Lemarrec, a souligné qu’elle allait «regarder le film en partie par rapport (aux accusations), avec du recul».

Cette avant-première se tenait en présence d’acteurs comme Vincent Perez, Michaël Youn et Pierre Richard, des journalistes comme Anne Sinclair ou Guillaume Durand et des personnalités comme Jean Veil, fils de Simone Veil.

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