Téhéran ne parlera avec les Etats-Unis qu’après la levée des sanctions

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, qui s’est rendu à Vienne pour assister à la 177ème réunion de l’OPEP, a tenu ses déclarations à l’occasion d’une interview accordée au journaliste de l’agence l’IRNA en marge de la session.

Interrogé sur l’adhésion de 6 nouveaux pays à l’INSTEX (Instrument de soutien des échanges commerciaux Iran-Europe), et ses effets, le ministre iranien a déclaré qu’il est nécessaire que le système fournisse des pétrodollars à l’Iran, sinon rien ne s’est passé et l’adhésion des pays ne veut rien dire ».

« Si l’argent du pétrole vendu par l’Iran bouge, on peut dire qu’un mécanisme est en place. Sans pétrodollar, l’adhésion à ce système, ne veut rien dire », a-t-il insisté.

Les exportations de pétrole iraniennes ont en effet connu un recul depuis que le président américain Donald Trump a décidé en mai 2018 de se retirer du JCPOA et d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran, une situation qualifiée par Téhéran de « terrorisme économique«.

Les parties européennes, signataires de l’accord multilatéral nucléaire de Vienne 2015 (PGAC), n’ont toujours pas tenu leurs promesses concernant le retour des pétrodollars iraniens après les ventes de pétrole.

Téhéran a déclaré que si les signataires de l’accord ne réussissaient pas à protéger ses intérêts économiques, il prendrait de nouvelles mesures pour réduire ses engagements en matière de nucléaire 2015.

L’Iran a en effet récemment renoncé à une partie des obligations liées au PGAC.

Pour sécuriser ses échanges commerciaux avec l’Iran et contourner légitimement les sanctions américaines, l’Union européenne (UE) a annoncé en janvier la création d’un canal de paiement spécial avec l’Iran, l’Instrument de soutien aux échanges commerciaux (INSTEX).

Téhéran a cependant déclaré que ce mécanisme manquait d’efficacité pour fournir des pétrodollars à l’Iran.

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