Démantèlement d’un important camp de migrants dans le nord-est de Paris

Plusieurs centaines de migrants étaient évacués mardi matin du campement parisien de la Porte d’Aubervilliers, deux mois après le démantèlement d’un site voisin, pour répondre à la promesse du gouvernement de vider le nord-est parisien de ces camps insalubres.

Encadrés par un important dispositif policier, des migrants qui avaient planté des tentes ou monté des baraquements de fortune au bord du périphérique s’acheminaient dans le calme vers des bus à destination de gymnases ou de centres d’accueil franciliens. L’opération est menée par la préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France.

Entre 900 et 1 800 personnes vivaient dans ce camp boueux aux allures de bidonville, selon un décompte fourni par la Préfecture de région.

Sous un vent glacial, des centaines de migrants partent avec le strict minimum dans des sacs, laissant derrière eux des tentes en vrac sur un terrain jonché de matelas, vélos et détritus.

Avec ses trois filles, Fatima, 38 ans, venue de Côte d’Ivoire, attend de monter dans un bus, en tenant sa poussette. « On dormait dans une tente, dans la saleté de ce camp. On va voir ce que la préfecture peut nous donner. Pour l’instant on ne sait rien du tout de ce qui va arriver, mais on garde espoir », a-t-elle témoigné auprès de l’AFP.

Yssouf, lui aussi Ivoirien et âgé de 29 ans, vivait dans une tente depuis décembre. Il a déjà été hébergé dans un centre pour demandeurs d’asile mais a été débouté depuis et s’est retrouvé à la rue.

« Je suis soulagé de cette opération car le froid commence à être pesant. Je suis content de pouvoir bénéficier d’un hébergement même si je sais que ça ne va pas durer longtemps. C’est mieux que rien », confie-t-il, en espérant « quand même qu’un hébergement pérenne va arriver ».

Le préfet de police Didier Lallement, présent, a souligné que cette opération d’évacuation « fait suite à celle de début novembre à la Porte de la Chapelle et se situe dans la continuité des engagements pris » par le ministre de l’Intérieur Christope Castaner.

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