L’un des agresseurs présumés du blogueur Bassem Braiki a été interpellé en Seine-Saint-Denis (Vidéo)

Le rappeur Sadek, l’un des agresseurs présumés du blogueur Bassem Braiki, a été interpellé en Seine-Saint-Denis après avoir revendiqué les violences.

Le rappeur Sadek, qui avait reconnu être l’un des auteurs de l’agression du blogueur Bassem Braiki, a été arrêté le 12 février à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), selon les informations du Parisien confirmées par d’autres médias.

L’incident à l’origine de cette arrestation a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 février à Vénissieux (Rhône). Vers 4 heures du matin, alors que Bassem Braiki rentrait chez ses parents, il a été passé à tabac par quatre personnes qui ont filmé la scène avant d’en partager les images sur les réseaux sociaux.

«Dans une nouvelle vidéo de la scène, qui vient de m’être communiquée, on peut voir l’un des agresseurs brandir une arme de poing au-dessus de la tête de mon client», a indiqué l’avocat du blogueur, Me David Metaxas, cité par le média. «Des douilles auraient été retrouvées. C’est une tentative de meurtre», a-t-il affirmé.

Après son interpellation, Sadek a indiqué aux enquêteurs qu’il comptait se rendre aux autorités. «Il compte reconnaître les faits, son erreur mais aussi les contextualiser», a affirmé à l’AFP l’avocat du rappeur, Arié Alimi, soulignant que son client n’avait pas d’antécédent judiciaire, à part un défaut de permis.

Selon l’avocat du rappeur, l’affaire est liée aux appels à boycotter un spectacle de son client lancés sur les réseaux sociaux, où Bassem Braiki et Sadek se sont provoqués et invectivés. Les organisateurs ont finalement été contraints d’annuler le spectacle prévu le 8 février à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise.«Sadek est convaincu que mon frère a fait annuler son concert. Mais il n’a absolument pas ce pouvoir! C’est de la paranoïa», a déclaré Bayrem Braiki, le frère du blogueur, contacté par Le Parisien.

Le rappeur a fini par partager une vidéo de repentir dans laquelle il dit avoir «cédé comme un imbécile à la violence et à la haine». «Je ne supportais plus les menaces», poursuit-il, en ajoutant qu’il assume ses responsabilités et qu’il va «payer pour ça».

Bassem Braiki avait déjà participé à des litiges ayant fait du bruit. Il avait fait parler de lui après les attentats de Paris en 2015, en appelant les musulmans à se révolter face au terrorisme. Il s’était également battu avec un autre blogueur, appelé Vetcho92. Il avait aussi appelé à évacuer une maison squattée par une famille de Roms dans le Val-d’Oise, et une vingtaine de jeunes avaient répondu à cet appel et se sont rendus sur place pour «libérer» le logement.

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