L’Iran et les États-Unis au bord de la guerre pour une énième fois

Donald Trump a promis le 14 septembre une riposte des États-Unis «mille fois plus forte» à toute attaque de l’Iran. En effet, d’après Politico qui se réfère à deux responsables américains, Téhéran projetterait d’assassiner une diplomate américaine. L’Iran dénonce de «fausses informations».

L'Iran et les États-Unis au bord de la guerre pour une énième fois

«Toute attaque de la part de l’Iran, sous quelque forme que ce soit, contre les États-Unis sera suivie d’une attaque contre l’Iran qui sera mille fois plus forte en magnitude!», a tweeté Donald Trump, rapporte LaPresse.ca.

Selon le site d’informations Politico, qui cite deux responsables américains sous couvert de l’anonymat, les services de renseignement pensent que le gouvernement iranien envisage de tenter d’assassiner l’ambassadrice des États-Unis en Afrique du Sud, Lana Marks, proche de Donald Trump.

La menace, détectée depuis le printemps, est devenue plus précise ces dernières semaines, d’après les sources de Politico, alors que Téhéran entend venger la mort de son puissant général Qassem Soleimani, tué en janvier par une frappe américaine en Irak sur ordre du président américain.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a affirmé lundi qu’il prenait ces informations «au sérieux».

Le ministère iranien des Affaires étrangères a quant à lui estimé qu’il s’agissait de «fausses informations», «sans fondement».

Son porte-parole a évoqué des «méthodes répétitives et nauséabondes pour créer un climat anti-iranien sur la scène internationale».

L’Iran a «démontré son adhésion durable aux principes et usages de la diplomatie internationale», tandis que l’administration Trump «a agi au mépris de nombreuses normes et méthodes internationalement acceptées», a-t-il affirmé.

Le Président américain a retiré en 2018 les États-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien, jugeant ce texte insuffisant pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique et pour endiguer son influence «néfaste» au Moyen-Orient.

Mais malgré des sanctions américaines sans précédent, sa campagne de «pression maximale» n’a pas favorisé la négociation d’un «nouvel accord», objectif affiché par le milliardaire républicain, et les tensions entre les deux pays ennemis restent vives.

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