Libye : l’espoir d’une nouvelle dynamique ?

Dans son allocution retransmise à la télévision, Fayez el-Sarraj, Premier ministre du gouvernement d’union nationale (reconnu par la communauté internationale), a annoncé, mercredi soir, son intention de démissionner fin octobre.

Issu d’une riche et influente famille de Tripoli, cet homme âgé aujourd’hui de 60 ans avait été nommé après les accords de Skhirat signés sous l’égide de l’ONU en décembre 2015. Depuis, Fayez el-Sarraj tente de reconstruire son pays en proie au chaos, mais cet architecte de formation, réputé indépendant, s’est dit prêt à céder sa place en faveur d’un nouveau gouvernement issu des pourparlers interlibyens. Cette annonce intervient alors que des pourparlers ont été lancés depuis quelques semaines entre les factions de l’Est et de l’Ouest, divisées politiquement et militairement depuis l’été 2014.

Lors de la dernière réunion de Montreux (Suisse) début septembre, les deux parties en sont arrivées à la conclusion qu’il fallait d’urgence organiser des élections présidentielle et parlementaires d’ici à 18 mois. En attendant, un « gouvernement d’unité représentatif » devrait être mis en place. Son annonce intervient également dans un contexte de protestations sociales inédites contre les conditions de vie et la corruption dans plusieurs villes du pays. Il faut souligner que la grogne sociale à Benghazi a déjà conduit à la démission du gouvernement de l’Est, notamment d’Abdallah al-Thani, le concurrent-homologue de Sarraj qui était en poste depuis 2014.

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