L’armée britannique veut une «guerre de l’information» contre la «propagande» anti-vaccin

Spécialisée dans le «changement de comportement», une unité de l’armée britannique a été déployée pour mener une «guerre de l’information» contre la propagande anti-vaccins. Le ministère de la Défense affirme ne pas cibler la population britannique.

L'armée britannique veut une «guerre de l'information» contre la «propagande» anti-vaccin

Alors que les premiers vaccins contre le Covid-19 vont bientôt être disponibles, l’armée britannique a mobilisé une unité d’élite pour mener «guerre de l’information» dans l’objectif de lutter contre ce qu’elle estime être la «propagande en ligne contre les vaccins».

Une tâche dévolue, selon des informations du Sunday Times, à la 77e brigade de l’armée. Créée en 2010 en Afghanistan pour lutter contre les Taliban et Al Qaïda, cette unité est spécialisée dans les opérations psychologiques, étudiant le comportement de la population civile pour donner des conseils culturels et linguistiques aux troupes au sol. Le motto de la 77e brigade, selon une plaque installée sur un mur de sa base de Berkshire, est de créer ni plus ni moins qu’un «changement de comportement». Fait notable, d’après un article de Newsweek publié en 2019, un réserviste de la brigade aurait été embauché à un poste à responsabilité au sein de Twitter.

Dans le cadre de sa mission, l’unité «surveille déjà le cyberespace concernant le contenu lié au Covid-19, et analyse comment les citoyens britanniques sont ciblés en ligne», affirme le Sunday Times. Dans son article, l’hebdomadaire ne donne toutefois pas de détails sur les moyens employés par la brigade pour lutter contre la «propagande anti-vaccins», ni ne renseigne sur le type de contenu ciblé par cette dernière.

Interrogé par l’hebdomadaire, un porte-parole du ministère de la Défense a soutenu que les efforts de l’unité n’étaient «pas dirigés contre la population britannique», précisant que les documents divulgués suggéraient que sa stratégie comprenait «la collecte de preuves de désinformation sur les vaccins provenant d’Etats hostiles, y compris la Russie». Une stratégie qui interpellerait, étant donné que la Russie a été le premier pays au monde à approuver un vaccin Covid-19, et qu’un deuxième vaccin de fabrication russe sera mis à la disposition du public le mois prochain.

Au Royaume-Uni, la colère gronde contre les mesures restrictives prise par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie. Le 29 novembre, à l’occasion d’une énième manifestation anti-restrictions à Londres, qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes, les forces de l’ordre ont procédé à plus de 150 interpellations. Des heurts ont également éclaté entre policiers et protestataires, qui scandaient «Liberté» et brandissaient des pancartes sur lesquelles étaient écrits des slogans comme «Arrêtez de nous contrôler», «Démasquez la vérité» ou encore «Plus de confinements».

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