Lorsque Valéry Giscard d’Estaing était jugé pour agression sexuelle

L’ancien président français a été accusé à 94 ans d’avoir, en décembre 2018, de s’être frotter à trois reprises sur les fesses d’une journaliste allemande, mais « il ne s’est souvenu de rien », a répondu son entourage sur la polémique.

Lorsque Valéry Giscard d'Estaing était jugé pour agression sexuelle

La journaliste allemande Ann-Kathrin Stracke affirmait avoir déposé une plainte pour agression sexuelle contre l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, l’accusant de s’être frotter à plusieurs reprises sur ses fesses en 2018. Ce dépôt de plainte a été effectué le 10 mars auprès du parquet de Paris, classée sans suite.

« J’ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu’un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste, en l’occurrence moi, pendant une interview » , a déclaré Ann-Kathrin Stracke pour la télévision publique allemande WDR.

Selon elle, l’ex-chef de l’État (1974-1981) lui a, à trois reprises, glissé sa main sur ses fesses lors d’une interview réalisée dans son bureau parisien le 18 décembre 2018.

« …il a mis sa main sur ma taille gauche, puis l’a glissé plus loin vers mes fesses… » , a déclaré Ann-Kathrin Stracke.

Une situation qui se serait répétée à deux autres reprises, juste après, lors d’une nouvelle photo, puis alors que l’actuel membre du Conseil constitutionnel lui montrait des anciennes images de lui aux côtés d’autres chefs d’État ou de sa famille. 

« J’ai encore essayé de le repousser, mais je n’ai pas réussi » , précise la journaliste.

Pour se libérer de cette situation qu’elle qualifie de « très dégradante », Ann-Kathrin Stracke affirme avoir obtenu l’aide de son cameraman. Celui-ci a cherché à faire diversion en renversant un abat-jour et en plaçant une chaise entre l’ancien président et la journaliste.

De retour à son bureau, elle fait part de cette situation à son employeur, qui a prit l’histoire au sérieux et a décidé de lancer une enquête indépendante.

« La WDR a accompagné et soutenu Ann-Kathrin Stracke depuis que l’incident a été connu, même lorsqu’elle a décidé de porter plainte » , a déclaré une porte-parole de la chaîne de télévision.

Selon Le Monde, le cameraman a confirmé le récit de sa collègue, décrivant une attitude de Valéry Giscard d’Estaing « inappropriée, venant d’un ancien chef d’État ». La preneuse de son, en revanche, a refusé de témoigner, sans donner d’explication, précise le quotidien.

Le parquet de Paris n’a jamais donné suite à l’affaire.

Le directeur de cabinet de Valéry Giscard d’Estaing a assuré que l’ancien président, aujourd’hui mort à l’âge de 94 ans, n’a jamais gardé « aucun souvenir de sa rencontre » avec la journaliste.

« Si ce qui lui est reproché était vrai, il s’en serait bien sûr navré, mais il ne s’est jamais souvenu de rien », affirme Olivier Revol.

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