La capitale française est l’une des quatre villes d’Europe dans laquelle la pollution tue le plus

Avec plus de 2.500 décès prématurés par an, Paris est la quatrième ville d’Europe en nombre de décès évitables dus au dioxyde d’azote, selon une étude consacrée à l’impact de la pollution de l’air sur la mortalité prématurée dans les villes européennes publiée mardi 19 janvier par The Lancet Planetary Health.

La capitale française est l’une des quatre villes d’Europe dans laquelle la pollution tue le plus

Selon une nouvelle étude sur les effets de la pollution de l’air sur la mortalité publiée le 19 janvier dans la revue The Lancet Planetary Health, la capitale française occupe la quatrième place parmi les villes d’Europe les plus touchées par la mortalité due à l’exposition au dioxyde d’azote (NO2), un gaz très toxique émis majoritairement par le trafic routier et principalement par les motorisations diesel.

Dans ce classement établi par rapport au nombre d’habitants et sur la base de l’analyse des données de près d’un millier de villes, Paris avec 2.575 décès prématurés par an, est légèrement devancée par Madrid, Anvers et Turin.

Les villes les moins exposées au dioxyde d’azote sont exclusivement situées dans le nord de l’Europe, les trois moins touchées étant Tromso (Norvège, zéro décès), Umea (Suède, 13) et Oulu (Finlande, 18).

A contrario, Paris n’est que 370e en termes de décès attribuables aux particules en suspension (PM2,5, inférieures à 2,5 micromètres) produites non seulement par le trafic routier, mais aussi par des activités industrielles ou le chauffage du bois.

«La législation européenne ne protège pas suffisamment»

Les trois villes les plus touchées par les PM2,5 sont Brescia et Bergame en Italie (respectivement 15% et 14% de la mortalité), ainsi que Karvina (République tchèque, 12%).

Les villes nordiques sont les moins concernées avec Reykjavik, Tromso et Umea en tête du classement avec un nombre de morts attribuables aux PM2,5 qui tend vers zéro.

Mark Nieuwenhuijsen, l’auteur principal de cette étude menée par l’Institut pour la santé globale de Barcelone (ISGlobal), en collaboration avec des chercheurs de l’Institut suisse de santé publique et de l’université d’Utrecht (Pays-Bas), estime que «la législation européenne actuelle ne protège pas suffisamment la santé», et qu’«il faut revoir à la baisse les seuils de l’OMS pour le NO2 et les PM2,5, car ils ne garantissent aucune innocuité».

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