Un gîte transformé en boîte de nuit clandestine dans la région de Toulouse, deux gardes à vue

Deux personnes ont été placées en garde à vue et une centaine verbalisées après que la gendarmerie est intervenue à Burgaud, dans un gîte loué par des organisateurs s’étant fait passer «pour des producteurs ayant besoin d’un lieu pour un tournage».

Un gîte transformé en boîte de nuit clandestine dans la région de Toulouse, deux gardes à vue

Deux personnes soupçonnées d’avoir transformé un gîte près de Toulouse en discothèque clandestine ont été placées en garde à vue et une centaine de participants verbalisés, a indiqué le 11 avril 2021 le parquet. Une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui a été ouverte, a précisé le procureur Dominique Alzeari.

Les gendarmes sont intervenus dans la nuit du 10 au 11 avril vers 3h30 dans la localité de Burgaud, au nord-ouest de Toulouse, pour interrompre cette soirée qui battait son plein dans un gîte loué pour l’occasion, malgré le couvre-feu et autres restrictions imposés par l’épidémie du Covid-19.

Les participants, dont nombre d’entre eux ne portaient pas de masques à l’arrivée des gendarmes, venaient d’Occitanie, notamment Toulouse (Haute-Garonne) et Montpellier (Hérault) mais aussi de la région parisienne comme Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), selon une source proche de l’enquête. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des jeunes non masqués dansant ou en train de boire un verre.

Dans la semaine, les deux organisateurs présumés avaient pris contact avec les propriétaires du gîte, une ancienne ferme restaurée pouvant accueillir jusqu’à 50 personnes, «en se faisant passer pour des producteurs ayant besoin d’un lieu pour un tournage», selon La Dépêche du Midi. Les propriétaires doivent être entendus par les enquêteurs.

Les organisateurs avaient fait payer 20 euros pour le parking et 30 euros l’entrée. Du matériel de sonorisation et des lumières d’ambiance avaient été installés, ainsi qu’un jacuzzi gonflable. L’invitation avait été lancée au dernier moment via l’application Snapchat. Dérangés par le bruit, les riverains avaient alerté la gendarmerie.

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