Antonio Guterres estime que la pandémie a mis «le multilatéralisme à l’épreuve»

Le secrétaire général de l’ONU a plaidé le 12 avril pour le multilatéralisme, estimant que cette approche n’avait pas été privilégiée par bon nombre d’Etats industrialisés dans la résolution de la crise sanitaire, en particulier sur la vaccination.

Antonio Guterres estime que la pandémie a mis «le multilatéralisme à l'épreuve»

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déploré le 12 avril que la lutte contre la pandémie, qu’il s’agisse de la vaccination ou des aides économiques, se révèle être jusqu’à présent un échec pour le multilatéralisme.

De nombreux pays n’ont pas encore commencé à vacciner leurs personnels de santé et les citoyens les plus vulnérables.

«Appuyer une riposte mondiale équitable et un relèvement économique face à la pandémie met le multilatéralisme à l’épreuve. Jusqu’à présent, c’est un test auquel nous avons échoué», a-t-il déploré, lors d’un discours à l’ONU devant un forum sur le financement du développement.

«La vaccination n’en est qu’un exemple. Seuls 10 pays à travers le monde concentrent environ 75% des vaccinations mondiales», a dénoncé Antonio Guterres. «De nombreux pays n’ont pas encore commencé à vacciner leurs personnels de santé et les citoyens les plus vulnérables. Une pénurie mondiale de vaccins menace la santé et le bien-être de chacun», a-t-il ajouté.

Selon lui, «le même manque de solidarité» se retrouve en matière d’aide économique. «Certains pays ont mobilisé des programmes de secours d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, tandis que de nombreux pays en développement font face à un fardeau de la dette insurmontable qui mettra les objectifs de développement durable complètement hors de portée si une correction n’est pas apportée», a-t-il souligné.

«En 2019, avant même la pandémie, 25 pays dépensaient davantage pour le service de la dette que pour l’éducation, la santé et la protection sociale réunies», a-t-il rappelé, plaidant au passage pour une mobilisation effective des donateurs et des institutions internationale en faveur de l’aide au développement.

La pandémie du nouveau coronavirus a fait, a affirmé le chef de l’ONU, «plus de 3 millions de morts» depuis décembre 2019 et provoqué «la pire récession en 90 ans». Elle a «fait retomber quelque 120 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, tandis que l’équivalent de 255 millions d’emplois à temps plein ont été perdus», a-t-il déploré.

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