La vente des grilles d’un hôtel particulier parisien du XVIIe siècle fait polémique

Des grilles centenaires de l’Hôtel de Lauzun, propriété de la Ville de Paris, seront vendues aux enchères. Une décision déplorée par les défenseurs du patrimoine, alors que l’actuelle équipe municipale est critiquée pour sa gestion de la capitale.

La vente des grilles d'un hôtel particulier parisien du XVIIe siècle fait polémique

Le 18 mai seront mis en vente aux enchères des grilles en fer forgé qui ornaient l’Hôtel de Lauzun, un hôtel particulier situé sur l’île Saint-Louis, à Paris dans le IVe arrondissement, et dont la ville est propriétaire. La vente de ces pièces de patrimoine a suscité l’indignation de nombreux défenseurs du patrimoine, alors que la gestion de la capitale par l’actuelle équipe municipale est critiquée, notamment depuis l’apparition de la tendance #saccageparis sur les réseaux sociaux.

Les grilles feront partie d’une vente à l’hôtel Drouot baptisée Paris, Mon amour, qui en est à sa onzième édition et qui comportera d’autres éléments du patrimoine parisien, dont un banc Davioud du XIXe ou des grilles en fonte protégeant les arbres. Ces «quatre portes doubles cintrées ajourées venant de l’Hôtel de Lauzun» seront réparties en lots, dont les estimations vont de 3 000 à 125 000 euros.

Comme le rappelle Le Figaro, ces portes datent de 1910 et avaient été commandées par le propriétaire de l’hôtel d’alors. Elles ne sont pas classées, et «ont été déposées au début des années 2000, lors de la restauration des façades de la cour, sur recommandation de l’architecte en chef des monuments historiques alors en exercice, afin de restituer l’aspect des portes des anciennes écuries», selon la Ville de Paris qui précise que «ces portes sont désormais en bois comme elles l’étaient au XVIIe siècle», et que les grilles «constituaient un anachronisme du point de vue patrimonial».

Le maire du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati, candidate malheureuse à la maire de Paris en 2020 face à Anne Hidalgo, s’est dite «abasourdie de découvrir que la Mairie brad[ait] notre patrimoine commun». «Abîmer Paris, dilapider son patrimoine, mépriser ceux qui l’habitent en assurant ni sécurité ni propreté, voilà le programme politique de Mme Hidalgo», a vilipendé l’ex-ministre de la Justice sur Twitter.

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