Le Parlement européen a demandé un embargo sur l’importation de gaz, de pétrole et de charbon de Russie

Le Parlement européen a demandé un embargo sur l'importation de gaz, de pétrole et de charbon de Russie

La décision a été prise par 413 voix des députés. 93 députés ont voté contre, 46 n’ont pas voté

Les députés européens ont adopté une résolution appelant l’Union européenne à imposer un embargo sur l’approvisionnement en gaz, pétrole, charbon et combustible nucléaire russes à la majorité des voix. C’est ce qu’a annoncé jeudi le Parlement européen sur son site internet. Sur ce sujet « Coûteux et douloureux »: les médias mondiaux sur les conséquences pour la planète des sanctions contre la Russie « Coûteux et douloureux »:

« Le Parlement européen exige l’imposition immédiate d’un embargo sur la fourniture de gaz, de pétrole, de charbon et de combustible nucléaire en provenance de Russie », indique le rapport.

La décision a été prise par 413 voix des députés. 93 parlementaires ont voté contre, 46 n’ont pas participé au vote. Les résolutions du Parlement européen ne lient pas les autorités exécutives de l’Union européenne. Cependant, le patron de la société énergétique française ENGIE, Jean-Pierre Clamadier, a averti que le rejet du gaz russe aurait un « impact à grande échelle » sur l’économie de l’UE, qui affectera particulièrement l’industrie européenne.

« Si les approvisionnements en gaz depuis la Russie s’arrêtent, nous pourrions trouver un remplaçant pour la moitié des importations à court terme, mais le reste devrait être compensé par une baisse de la consommation, notamment dans les secteurs industriels », a-t-il déclaré sur BFMTV.

Selon ses prévisions, l’impact sera très sensible l’hiver prochain. « Je pense que la semaine prochaine, nous commencerons à préparer les stocks pour la période hivernale », a-t-il ajouté.

Règlements des livraisons

Répondant à une question sur la demande de la Russie de payer les fournitures en roubles, Clamadier a noté qu’à l’heure actuelle, la société « continue de transférer des euros sur les comptes de Gazprombank et de recevoir du gaz russe ».

Plus tôt, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, a déclaré que l’embargo pétrolier contre la Russie ne faisait pas partie du cinquième paquet de sanctions de l’UE actuellement en cours de discussion, mais que les ministres des Affaires étrangères de l’UE l’examineront le 11 avril.

Le 24 février, Poutine, en réponse à la demande d’aide des dirigeants des républiques du Donbass, a annoncé une opération militaire spéciale en Ukraine, dont les objectifs sont la démilitarisation et la dénazification du pays. En réponse, les États-Unis, l’UE et un certain nombre de leurs partenaires ont imposé des sanctions économiques contre la Russie.

 

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