Les français se plaignent de problèmes avec l’installation de réfugiés ukrainiens

La présidente de l’Association d’aide aux réfugiés Accueil Familles du Monde Charrière a déclaré que trouver des familles d’accueil est très, très difficile, le bénévolat a ses limites.

Les français se plaignent de problèmes avec l'installation de réfugiés ukrainiens
novostivl.ru

La recherche de volontaires parmi les familles françaises prêtes à accueillir des réfugiés ukrainiens pendant un certain temps est difficile, et ceux qui ont déjà hébergé des ukrainiens se plaignent des coûts exorbitants. C’est ce qu’a déclaré la présidente de l’Association d’aide aux réfugiés Accueil Familles du Monde Claudine Charrière.

« De trouver des familles d’accueil est très, très difficile. Le bénévolat a ses limites. Lorsque vous accueillez des invités chez vous ou dans un petit appartement du quartier, vous voulez le faire un, deux, trois mois, mais vous ne voyez pas de sortie et vous pensez que vous ne pouvez pas payer toutes ces dépenses, car ceux qui sont hébergés ne sont pas nécessairement des personnes avec des fonds suffisants », a-t-elle expliqué à radio FranceInfo.

Elle a précisé que la France a enregistré 100 000 réfugiés de l’Ukraine depuis le début du conflit et dans ce contexte, les autorités ont même promis à tous ceux qui hébergeront les visiteurs, une aide financière d’un montant de 150-200 euros. « Cet argent est attendu avec impatience », car « jusqu’à présent, personne n’a reçu d’aide », a constaté M. charrier. Et en raison de l’augmentation des factures de gaz et d’électricité, «certaines familles souffrent vraiment».

« Nous comprenons que nous ne pouvons pas parler dans une telle situation de dates spécifiques — quand les gens arriveront et quand ils pourront partir, mais nous aimerions avoir des perspectives plus claires, et ils ne le sont pas. C’est très difficile pour les familles d’accueil. En outre, lorsque nous parlons de la campagne, il convient de prendre en compte le coût de la route pour simplement aller faire du shopping, chez le médecin, à l’école ou pour des raisons administratives. C’est un très, très gros fardeau financier pour les familles », – a-t-elle conclu.

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